Discrète avanie
Je patauge dans le marécage, la libido nouée au creux du ventre.
Haut-le-cur et nausée sont les revanches de cet amour illusoire.
Le poing fermé sur le monstre qui me phagocyte, je lutte, mâchoire serrée,
Comme celle du piège qui incise mes viscères relent putride de limpasse.
Je méchine
Lépine dorsale en érection
Hérissée contre tes refus
Le sang bouillonnant
Et la verve en berne.
Je poursuis un rêve homérique
Une silhouette de volute
Qui glisse entre les doigts et se dilapide dans ma folie.
Seule la rose aux pointes acérées
Laisse des esquisses vermeilles qui satisfont tes desseins.
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