Publicité

Missives

Vendredi 4 février 2005

Voilà.

Un sursaut, une main en attente.

Cela me reprend.

 

Un vaste monde et pourtant cela n’existe pas. Comme si mon regard n’allait pas plus loin que ton image. Ton mirage me taraude. Le besoin d’exister un peu dans ton regard recommence à me grignoter l’esprit.

Le temps passe. Je me contrains mais je ne me soumets pas, n’abandonne pas, car cela dépasse ma volonté.

 

Quand le soleil me gagne comment contrôler le frêle esquif sur le torrent qui me précipite vers toi ?

Quand la soif me maintient à tes pieds, m’expose à ta bonne volonté, ma fortune tient à ton rire, à ta vie, à tes yeux m’ignorant ou me graciant. Un jour, le courant qui me presse vers toi balaiera mon respect et mon corps s’animera au tien défendant. Les battements qui m’emplissent sont d’un rythme qui ne favorise pas la retenue à laquelle je m’efforce de me soumettre. Le combat que je livre pour toi et contre moi me semble parfois un champ de bataille bien dangereux où tu sers parfois l’adversaire de tes confidences confondantes.

 

Car enfin, comment ne pas fondre exposé à une telle propagation d’envoûtement ? Comment échapper à la propension de tes sortilèges ? Comment conjurer la fusion tant convoitée ?

Tu es impérieuse et superbe mais indispensable, mais irrésistible, croyant me maintenir à la place qui ne t’implique pas, tu restes à la distance qui te protège et me désagrège. Sans répit, je me languis et convoite ce qui toujours me bafouera.

Par WP
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus