Voilà.
Un sursaut, une main en attente.
Cela me reprend.
Un vaste monde et pourtant cela nexiste pas. Comme si mon regard nallait pas plus loin que ton image. Ton mirage me taraude. Le besoin dexister un peu dans ton regard recommence à me grignoter lesprit.
Le temps passe. Je me contrains mais je ne me soumets pas, nabandonne pas, car cela dépasse ma volonté.
Quand le soleil me gagne comment contrôler le frêle esquif sur le torrent qui me précipite vers toi ?
Quand la soif me maintient à tes pieds, mexpose à ta bonne volonté, ma fortune tient à ton rire, à ta vie, à tes yeux mignorant ou me graciant. Un jour, le courant qui me presse vers toi balaiera mon respect et mon corps sanimera au tien défendant. Les battements qui memplissent sont dun rythme qui ne favorise pas la retenue à laquelle je mefforce de me soumettre. Le combat que je livre pour toi et contre moi me semble parfois un champ de bataille bien dangereux où tu sers parfois ladversaire de tes confidences confondantes.
Car enfin, comment ne pas fondre exposé à une telle propagation denvoûtement ? Comment échapper à la propension de tes sortilèges ? Comment conjurer la fusion tant convoitée ?
Tu es impérieuse et superbe mais indispensable, mais irrésistible, croyant me maintenir à la place qui ne timplique pas, tu restes à la distance qui te protège et me désagrège. Sans répit, je me languis et convoite ce qui toujours me bafouera.

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