Inopportun

Publié le par WP

Tu m’as dit que j’avais de la «marge» pour essayer d’écrire simplement… Je m’y emploie.

 

Dans les premières minutes, c’est la surprise. Je me demande ce que tu fais là parce qu’on m’a dit que tu ne devais pas être là avant demain. Je suis un peu piquée (comportement puéril) de ne pas l’avoir su mais je suis aussi heureuse parce que cela me donne l’occasion de te voir, même de loin, à couvert. Et cela me manquait, je m’en rends physiquement compte au rythme qui s’accélère. Je sais que tu m’as vue. Je sais aussi que tu es bien trop entourée pour que je puisse te parler, et là, graduellement, cela commence à monter en moi, à me serrer la poitrine, à m’empêcher de respirer parce que cette mise à l’écart est une chose qui a un écho, une histoire.

 

J’ai laissé tombé mes barrières et pourtant… je suis toujours dans l’incertitude. Je ne sais pas si je peux avoir confiance en toi – c’est ton silence qui provoque ça.

 

Quand le téléphone sonne, je fais en sorte de rester neutre… comment pourrais-je ? En fait, je tremble. Je voudrais pouvoir te répondre avec cet air dégagé que tu prends pour me parler de travail. Je dois me calmer. Pour ne pas dire plus de bêtises que je n’en dis déjà. Quelques patchs de sevrage n’y suffiront pas…

Publié dans L'histoire

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