Etat des lieux

Publié le par WP

 

Pour répondre à la question anodine d’hier.

 

 

 

Etat des Lieux : ça va plutôt bien en dépit du magma ambiant, peut-être grâce au Shiatsu et un peu grâce à ta bonne volonté.

Cela veut dire : rien de comparable avec certaines périodes critiques comme la fin d’année dernière. Mais subsiste cette question qui me taraude et se fige, aussi, autant la poser puisque cela mélange les fils de mon esprit et de mes rêves. Et puisque je dois m’en tenir à un échange épistolaire, j’en profite au moins pour cesser, par écrit, ce vouvoiement qui entretient un rapport de forces peu équitable.

 

En conséquence, la question qui se détachent des autres est : Te décideras-tu, ne serait-ce qu’un moment, à parler honnêtement avec moi ? Ne me dis pas que c’est ce que tu fais… 

J’ai sans cesse l’impression que le personnage (professionnel ?) cache la personne que j’entrevois.

Ne me sera-t-il jamais permis de savoir ce que tu penses vraiment ?

Puis-je être plus franche, plus loyale, pour mériter tes aveux – fussent-ils épouvantables à entendre pour moi ? Serais-je un de ces Travaux Pratiques intitulés «Gestion d’une crise sur le plan d’un comportement individuel» ?

 

J’ai quelques difficultés à bien saisir ces revirements. Pourquoi n’est-il pas plus simple d’avoir des rapports amicaux avec toi ? Pourquoi ce recul, pourquoi me faire croire qu’il n’y a pas de barrières puisque je vois parfaitement les miradors ? Le Cancer est-il un signe lunatique ?

 

J’ai cru comprendre que faire de belles phrases ne serait pas un gage de réussite pour obtenir tes réactions, j’essaie donc de m’exprimer aussi simplement que je le peux pour que tu ne me reproches pas d’être peu explicite.

 

Je ne parviens pas à croire que ta fonction justifie ton attitude – surtout si, comme tu le prétends, tu partiras bientôt. Tout cela ne se tient pas. Tes brusques changements d’humeur naissent-ils uniquement des difficultés d’un poste tel que le tien ?

 

Je sens bien que mon ton est trop direct, trop familier, et que je ne saurais y gagner quelque chose… pourtant, je l’espère toujours avec suffisamment d’utopie.

Tu répondras ou tu ne répondras pas… il faudra bien que je m’y fasse…

 

 

 

Question subsidiaire : Que sont devenues les autres missives ? Déchirées ? Jetées ? Gardées ?

Publié dans L'histoire

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