Joutes hivernales

Publié le par WP

Les rares proximités que tu m'autorises sont comme des douceurs au miel qui fondent lentement dans la bouche.

La chaleur palpable que tu me transmets irradie. Il en était ainsi hier lorsque j'ai prétendu occuper ton poste de travail pour te montrer une réalisation et que je te sentais détendue et souriante dans mon dos. Quel prétexte ne trouverai-je pas pour être à tes côtés quelques instants? La mémoire de ces instants meublera ma journée comme un morceau de pain comble un miséreux. Je n'ai pas besoin d'exagérer, ce n'est que la réalité de mon puéril comportement. Je suis prisonnière du fantasme que je nourris pour toi.

Aujourd'hui encore, partant de la bonne entente d'hier, j'ai bien trouvé un autre prétexte pour te parler, t'approcher, te regarder, me tenir à ta hauteur, face à toi et t'observer alors que tu me taquinais. Je devine que tu me devines. Je crois que tu vois quand je regarde ailleurs pour mieux me concentrer sur le sérieux des propos qui justifient ma présence. Je crois que tu discernes mes stratagèmes et mes tentatives de séduction déguisées. je crois que sinon tu ne me dirais pas dans un sourire : "et dans l'annuaire, on ne met que les filles".

Publié dans L'histoire

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