Au commencement

Publié le par WP

Au printemps d'il y a presque trois ans, comme une bourrasque, tu es entrée, d'un air conquérant dans ce quotidien auquel je tentais de m'habituer. Je ressentis l'électricité qui s'installait, je devinais qu'il me fallait trouver un abri... mais je remis à plus tard.

On me rapporta des choses sur toi que je ne crus pas. Je m'insurgeais contre de tels procédés : nuire à la réputation de quelqu'un avant même qu'il puisse s'exprimer à loisir ne me semblait pas acceptable. Je pris mon mal en patience afin de juger sur pièces. Confusément, j'étais déjà sous ta coupe.

Notre premier accrochage professionnel me ravit. C'était déjà m'opposer à toi. Tu ne voulais pas, pour une raison qu'aujourd'hui je comprends mieux, communiquer ta photo afin qu'on l'utilise dans un but informatif. Tu prétendais qu'une photo n'apporterait rien à qui tu étais. Je ne t'avais toujours pas vue, je me délectais des intonations qui me parvenaient du combiné, intonations dont tu joues toujours éhontément.

Nous eûmes, peu de temps après, l'occasion de nous croiser au milieu d'un meeting. Accaparée comme tu l'étais, mon poste d'observation s'en trouva facilité. Je jubilais. Mon attention se justifia. Tu étais en représentation, portant haut la rigueur que la circonstance demandait et pourtant je te voyais. Tous les signes d'avertissements clignotaient, je refusais de les voir afin de mieux me soumettre à la fascination. C'est ainsi que ma maladie empira...

Publié dans L'histoire

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