Te voir me rappelle mes devoirs Comme si j’avais pour un temps réussi à oublier ce qui te touche Tu m’aveugles de ce sourire entendu Quand de mon bras je glisse de la rampe à l’espace que tu croises Mon piétinement ne m’empêche pas de te convoiter Comme tout mirage se dissolvant dans les oasis vaporeuses
Lorsque je décide d’invoquer ton alchimie Pour lutter contre les sombres pensées qui m’ébrèchent Et que je te demande de me consacrer une respiration J’ignore encore que ton image attend mon bon vouloir Que tu l’as envoyée dès ton arrivée pour qu’elle botte en touche Que tu attends de lire dans mes yeux ses effets
Le temps que tu me concèdes Feutré de la fausse candeur que tu me tends en miroir Est un minerai brut qu’il me faut affiner Pour démêler les intentions de ton discours Mais qu’importe nos conversations et ma déraison Puisque tu admets l’attrait de nos joutes sous couvert d’empathie
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