Hommage

Publié le par WP

Pénélope tissait, travaillait à un linceul, en attendant la fin de l’Odyssée.

Chaque jour, je remets sur le métier mon ouvrage, chaque jour je brode, tout comme elle, une histoire en devenir, mais je ne désire pas de fin à ce voyage immobile.

 

J’ai beau mystifier, érotiser la moindre parcelle de nos rencontres, je ne peux que reconnaître ton habileté, ta générosité et ton soutien. Je te suis redevable de cette aisance qui allège mon fardeau. Je ne sais par quelle grâce tu démêles l’instant critique.

Lorsque les ténèbres rampent à mes pieds, ta prévenance est à la hauteur de mon indigence.

Je suis et resterai ton obligée.

 

 

Publié dans Missives

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Antinea 24/04/2005 09:02

Merci Denis, vous me faîtes là un bien joli compliment.

Denis 24/04/2005 02:31

Passé par hasard sur ce site, j'ai les pres difficultés à m'en extraire.
La fraîcheur de la prose et l'état quasi-Baudelairien qui y résident valent assurément un détour littéraire.
Mes félicitations pour ces moments de bonheur que vous procurez au voyageur de passage. Cela sent le spleen et ses délicieuses effluves.
Denis

ess 13/04/2005 21:33

et pourquoi? pourquoi se contenter de ce voyage immobile? comment résister? c'est impossible.