Tanguer entre deux eaux

Publié le par WP

Quand ta bonté ressurgit de l’asile dans lequel tu l’avais calfeutrée toutes mes résolutions de déni s’effondrent. Mes mains et mes jambes redeviennent aussi fébriles que ce jour où tu m’as fait venir dans ton bureau pour tenter de me sauver de l’emprise que tu avais déjà sur moi. Je résiste mieux aux vexations qu’à la douceur, tu le sais – je te l’ai dit.

Je crois à cet instant où tu ne joues pas. Je crois à cette virgule où tu quittes le fil d’impartialité sur lequel tu te contiens. C’est le seuil de ton exigence, ce «ni oui ni non». C’est la distance à laquelle tu t’enchaînes, ce vouvoiement avec lequel tu tires lorsque je t’apostrophe d’un «tu» trop familier. Maintenir le cap, voilà ton mot d’ordre, faisant sans cesse machine arrière pour te dégager de moi.

Publié dans L'histoire

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