électrochoc

Publié le par WP

Je voulais me rincer les oreilles de cette voix indécente que tu as prise pour me répondre, de cette vois d’hôtesse de l’air capiteuse et renversante. Une voix qui m’a faut sursauter dans un monde que je ne te connais pas. J’ai appelé le vouvoiement à ma rescousse tant l’intimité que tu instaurais ne pouvais m’être accordée. Je suis faible, je n’ai pas supporté cet étranglement du cœur et me suis moi-même replacée dans un ordre qui n’a peut-être plus raison d’être. Je voulais entendre une autre voix, un autre son pour oublier le leitmotiv de la tienne qui se dédouble à l’infini, mais aucune distraction ne m’en détournera. Le reste de notre conversation n’aura pas eu raison de ce malaise qui implore des explications. A chaque sursaut d’orgueil, je descends plus bas encore. Mon entreprise est une faillite qui porte ton nom.

 

Publié dans L'histoire

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