J’aime cette suave langueur qui de ton sourire capte mes yeux et les dessins de mes mains. La nuit qui nous sépare est un trait d’union où ton abandon souffle sur mes peines. Ta confiance adoucie nourrit des brasiers qui enflamment l’aube sur les pistes des steppes. Tes mots d’enfant trop sage tourbillonnent sur le sable et sautent dans mes rêves comme autant de feux follets prêts à danser dans les airs. J’entends tes doutes et les chéris car il enrobent ton âme d’une aura scintillante. Que ta respiration soit légère, et que les étoiles veillent avec bonté sur ce cœur dont la sensibilité n’a été que trop combattue. Je reste près de toi, confident des interstices et sentinelle de l’ombre, pour que tu n’aies plus à défendre tes aspirations. Je t’offre ma délicatesse pour border tes nuits et apaiser ton émoi. Je serai ta discrète providence, sois-en assurée.