Qu’on me dispense les douleurs que j’ai apprivoisées
Qu’on m’inocule cristaux et asphalte en fusion
Qu’on me prive jusqu’aux couleurs du monde
Qu’on m’éloigne de tout jusqu’à l’interdit
Qu’on me lie à mes crimes fanatiques
Qu’on me tranche toute aspiration
Mais
Qu’on me permette de t’entendre si charnelle et subtile
Qu’on me donne pléthore de cette ardeur qui me rehausse
Qu’on me consente ces longues minutes d’existence résiduelle
Qu’on me cède ces pensées à moi destinées
Qu’on accepte de laisser au vent ce qui me pourvoit
Qu’on me laisse vivre de tes doigts
par WP
publié dans :
L'histoire