Carnet désirant ©
 

 

Jeudi 24 novembre 2005
Les yeux couverts de suie, le souffle ténu, ta voix tamisée guide mon regard perdu dans les ombres aux lueurs émoussées.
A travers les forêts difformes et les plaines monochromes, ta voix se coule sur mes appuis pour me conduire. Je me désiste de tout désir et immole tout instinct. La chaleur de tes mots effleure alors ma nuque, laissant son empreinte sur mon corps comme sur de la neige, s’enfonce, crépite, grésille sur le souffre fondu qui exsude de mon écorce.
Aucun inhibiteur ne pourra alors arrêter l’incandescence.
 
 
 
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