Ravage

Publié le par WP

Je m’use les sens contre ta porte close.

Je fouine, renifle, hume,

Ton parfum engloutissant la moindre bribe d’entendement.

Je me surprends aux aguets, à l’arrêt,

Discernant les effluves de ton passage,

M’en imprégnant jusqu’au transport.

 

L’animalité prend le pas,

La transformation avive mon appétit.

La retenue est bien faible face aux pulsions instinctives.

Mon avidité ne me dicte aucune indulgence.

Il s’en faudrait de peu que je ne hurle à l'ivresse

Et rêve de me repaître de ta chair.

 

Dans les aléas de composition que tu m’infliges

N’oublie pas de te méfier de moi.

Publié dans Missives

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Antinea 09/02/2005 22:45

Merci ess, j'apprécie, venant de ta plume.

ess 09/02/2005 20:21

ils sont difficilement commentables, tes textes... c'est le pb de la qualité.