Mercredi 13 avril 2005

Pénélope tissait, travaillait à un linceul, en attendant la fin de l’Odyssée.

Chaque jour, je remets sur le métier mon ouvrage, chaque jour je brode, tout comme elle, une histoire en devenir, mais je ne désire pas de fin à ce voyage immobile.

 

J’ai beau mystifier, érotiser la moindre parcelle de nos rencontres, je ne peux que reconnaître ton habileté, ta générosité et ton soutien. Je te suis redevable de cette aisance qui allège mon fardeau. Je ne sais par quelle grâce tu démêles l’instant critique.

Lorsque les ténèbres rampent à mes pieds, ta prévenance est à la hauteur de mon indigence.

Je suis et resterai ton obligée.

 

 

Par WP - Publié dans : Missives
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